Les victimes
Voici, un résumé d'une partie du livre de Mme Yvonne Poncet-Bonissol, consacré aux victimes, dans son livre, que je recommande : " Pour en finir avec les tyrans et les pervers narcissiques dans la famille ".

Rompre l'isolement
Beaucoup de ceux et celles qui ont vécu l'enfer conjugal durant des années ont les mêmes mots : " Dénoncer ces broyeurs de mental ". Ils entrevoient qu'il est difficile MAIS possible d'apprendre à vivre autrement. " Aujourd'hui ma conscience de moi-même est enfin éclose.. Je me donne le droit au bonheur, le droit de ne plus me faire démolir par les autres." Dans un 1er temps, il est nécessaire d'éviter l'isolement, sortir du silence et/ou s'exprimer auprès d'une association contre le harcèlement moral. En ce qui concerne l'entourage immédiat, seulement s'il peut manifester de la bienveillance et avoir le sens de l'écoute.
Tenir le partenaire à distance, mettre des mots au jour le jour sur ses souffrances, laisser la plume dire ce qu'elle à a dire. Construire la séparation mentale et physique demande du temps. En effet, prendre du recul quand la vie quotidienne rime avec enfer, engage des attitudes, des gestes et des stratégies langagières qui éviteront de développer les conflits et permettront de gérer les situations d'urgence. " La répétition usante des agressions et des manipulations finit par épuiser les réserves nerveuse du sujet."
Il faut parvenir à considérer l'agresseur comme un comédien qui se bat finalement contre lui-même, aide à maintenir la bonne distance.

Vers l'autonomie
L'important, durant cette phase qui suit l'état de choc, est de poser sur soi un regard positif, de faire l'apprentissage de la confiance, de ne pas douter de ce que l'on croit, de ce que l'on pense, s'autoriser à accueillir des sentiments négatifs, laisser libre cours au ressentiment, au mépris, à la haine, pour commencer à s'affranchir mentalement, à se libérer de l'autre.
Mais pourquoi avoir " assumer le rôle de la victime consentante " pendant de si longues années ou de si longs mois ?
Comprendre que les choix amoureux sont souvent dictés par la manière dont on a été aimé dans l'enfance. Ces questions qui montent à la conscience permettent de " repérer et de comprendre ce qui, dans l'histoire _ carences affectives, deuil, séparation, sentiment d'abandon _ l'a exposé à vivre et à tolérer une telle situation.
L'étude de nombreux patients se retrouvant pris dans la folie du partenaire pervers a révélé que leur tolérance face à cette situation est souvent d'une durée inconcevable pour une personne ayant connu une enfance dite normale.

Il s'agit pour lui de la répétition d'un trauma qu'il subit au même titre que ceux qui lui ont infligés à un âge de sa vie où il ne pouvait ni protester ni se défendre.
Pour toutes ces raisons, le sujet exposé à la relation traumatique perverse à tendance à faire preuve d'une tolérance, voire d'une passivité, mais aussi d'une sorte de déni des souffrances éprouvées. Non seulement, il minimise la gravité des situations, mais il réitère à chaque fois l'espoir fou de trouver en lui-même les mots, les attitudes pour apaiser son conjoint. A chaque crise, il échoue et se retrouve encore une fois plus gravement entamé
Pour parvenir à désactiver les effets de la relation, il faut aborder un véritable travail de deuil, celui de la relation et de la personne aimée, afin de pouvoir considérer cette dernière comme pathologiquement atteinte.
Sortir du piège
La 1ère attitude à adopter est de ne pas se laisser atteindre par les tentatives de déstabilisation, qu'elle qu'en soit la forme. Laisser le partenaire s'acharner seul sur vous permettra de rompre progressivement avec les scénario du bourreau et de la victime.
La 2nde attitude consiste à prendre de la distance, peu à peu, afficher de plus en plus d'indifférence aux tentatives de déstabilisation et de dévalorisation. Il ne faut jamais oublier que si le partenaire développe de l'agressivité, c'est parce qu'il se sent faible ou dépendant. Et s'il vous a choisi, c'est aussi pour votre force qu'il cherche à briser.
N'oublions pas que ce n'est pas l'autre qui peut nous réconcilier avec nous-même. Le prince charmant n'existe pas. Laisser traverser les nuages du temps sans se laisser entamer.
En finir avec la culpabilisation
N'oubliez pas que la victime idéale est une personne consciencieuse, ayant une propension à culpabiliser. Elles sont dévouées et acceptent peu que les autres leur rendent service. Ce souci de bien faire crée de la culpabilité et des interdits. Confortez-vous dans l'idée que vous pouvez compter sur vous, sur ce que vous êtes, vous pouvez parfaitement renverser les rôles.
" Les terroristes de l'affectif dépriment quand ils se sentent abandonner."
Le harceleur dit encore pervers narcissique, est piégé, dans sa toute puissance, et ne supporte aucune remise en question. Pourquoi devrait-il changer, alors que c'est l'autre qui est responsable de tous ces maux ? Ainsi les séances de médiation ou de thérapies familiales se soldent souvent par un retournement de situation contre la victime, face à un psy ou médiateur, le bourreau se transforme en victime, comme par magie.
NON, IL NE CHANGERA PAS, JAMAIS.